Laurent Gattegno

Le manque de confiance en soi du joueur d’échecs, comment y remédier ?

Combien de fois n’ai je entendu à propos d’un jeune joueur “Il manque de confiance en lui” avec son corollaire, “Ah si seulement …”. Cela vaut également pour les moins jeunes !

Et en règle générale on reste quand même assez impuissant, on se dit qu’il faut qu’il la travaille, qu’il l’acquière.

Et le pire, c’est que le jeune joueur, entendant ça, se dit qu’il n’y arrivera pas parce que justement il manque de confiance. On le lui a tellement dit que ça doit être vrai ! En plus c’est des personnes de confiance, d’autorité, parents, formateurs, entourage… Donc il le croit.

De là, l’entrée dans une spirale négative qui s’auto-entretient, il n’y arrive pas parce qu’il n’a pas confiance et il n’a pas confiance parce qu’il n’y arrive pas.

Mais la confiance en soi n’est pas une cause mais une conséquence.

 

Alors la question est “Que faire ?”

 

Rick Hanson dans son livre “Le cerveau du bonheur” nous donne une clé par l’analogie avec le jardinage.

Dans un jardin, il y a des fleurs, mais aussi des mauvaises herbes. Arracher toutes les mauvaises herbes d’un cerveau et tout nettoyer est hors de propos. Cela serait un traitement lourd et potentiellement dangereux à ne confier qu’à un spécialiste de confiance, un psychothérapeute.

Mais ce qu’on peut faire dans ce jardin, c’est planter des fleurs, les entretenir, leur permettre de croître, et ainsi les mauvaises herbes n’auront plus la place de pousser. Et ça, c’est un travail simple à faire et sans risques.

Alors, comme remède au manque de confiance en soi, il faut célébrer les victoires, souligner les points positifs, les petits pas, cultiver le plaisir.

Et ne pas rater une occasion de générer et entretenir la confiance.

 

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